Face aux défis croissants liés à la construction, l’exploitation et l’entretien des infrastructures routières, le Président de la République a souligné l’urgence pour l’État de redéfinir son modèle économique en la matière. Cette initiative vise à assurer une gestion plus efficace, durable et équitable du réseau routier national.
Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’actualiser la réglementation portant sur le classement des infrastructures routières nationales et secondaires, y compris les ouvrages de franchissement tels que les ponts et les passerelles. Cette démarche vise à mieux structurer le réseau routier et à prioriser les investissements en fonction des besoins réels du pays.
Conscient des défis liés au financement et à la maintenance des routes et autoroutes, le Président a demandé au ministre des Infrastructures et des Transports terrestres de proposer une nouvelle politique d’entretien routier. Celle-ci devra intégrer un plan de réhabilitation des ouvrages de franchissement, particulièrement affectés par l’hivernage et les intempéries.
Le Président a également souligné l’importance du génie militaire dans le désenclavement des zones difficiles d’accès et dans la continuité du trafic routier en cas de dégradations importantes. Il a ainsi instruit le Premier Ministre de renforcer les moyens logistiques de cette unité, afin qu’elle puisse intervenir plus efficacement en collaboration avec les structures spécialisées de l’État.
Avec cette réforme, le gouvernement entend garantir un réseau routier plus résilient et performant, essentiel pour soutenir le développement économique et l’aménagement du territoire. En redéfinissant son modèle économique et en mettant l’accent sur un entretien efficace et un financement adapté, le Sénégal se dote d’une vision stratégique pour la modernisation et la pérennisation de ses infrastructures routières.