L’artiste chanteur Wally Ballago Seck était récemment l’invité de l’émission « Banekh » sur Radio Sénégal. Il y a largement évoqué son nouvel album « Entre Nous », composé de 11 titres, une sortie qui coïncide avec ses 40 ans. Ce projet musical d’une dimension internationale marque un tournant dans sa carrière.
Interrogé sur son parcours, Wally Ballago Seck a partagé ses expériences avant de devenir artiste. « Comme tout jeune, j’ai fréquenté l’école française et coranique. J’ai fait des bêtises aussi. Je voulais devenir footballeur, mais cela n’a pas marché comme je l’ai chanté dans le morceau Yone Wi. J’ai essayé plusieurs métiers, la mécanique, la vente porte à porte, avant que la musique ne me rattrape. Le bon sang ne ment jamais. », a-t-il expliqué.
Revenant sur ses débuts, il se rappelle n’avoir jamais ressenti de pression sur scène. « Quand j’ai quitté l’Angleterre, j’avais déjà deux morceaux avec moi. Mon père était surpris en les écoutant. J’ai commencé par les concerts live pendant deux ans avant de sortir un single. Si je n’étais pas convaincu que la musique m’apporterait quelque chose, je ne l’aurais pas choisie. », confie-t-il.
Dans son album, Wally Ballago Seck a collaboré avec plusieurs artistes tels que Ngaka Blindé, Amicolé Dieng et Mbaye Dièye Faye. « Chaque artiste invité a apporté une touche extraordinaire à l’album. J’ai fait de très bons choix sur ce côté. », déclare-t-il.
L’album explore également l’amour sous différentes formes. « L’amour, c’est large. Chaque Saint-Valentin, j’offrais un cadeau à ma mère, mes sœurs et ma femme. Mais au-delà de cela, nous devons apprendre à nous aimer et à accepter le patronat et le civisme au Sénégal. », souligne-t-il.
L’artiste a fait le choix d’assainir le Mbalax en y intégrant des sonorités modernes. « Il était temps de rendre le Mbalax plus digeste et consommable partout. Aujourd’hui, la musique électro domine et je voulais apporter une touche nouvelle en introduisant l’Afrobeat, pour permettre à ceux qui n’écoutent pas le Mbalax de découvrir ce style. », explique-t-il.
Wally Ballago Seck affiche une ambition claire : exporter la musique sénégalaise. « Il faut un bon mixage pour conquérir le marché international. J’ai assaini et embellit le Mbalax pour qu’il soit accessible à tous. Mon but est de conquérir l’Afrique car si tu t’imposes en Afrique, tu peux toucher le monde entier. », affirme-t-il.
S’il admet que le business peut être une option, il insiste sur le fait que « la musique est très jalouse ». « Pour obtenir des résultats, il faut lui consacrer tout son temps. Pour l’instant, ma principale source de revenus reste la musique et mon image. », précise-t-il.
Il a également partagé son désir de mettre en place une fondation, mais les démarches administratives prennent du temps. « Nous courons derrière les papiers depuis trois ans. J’aurais aimé que la fondation porte le nom de Thione Ballago Seck, mais n’étant pas son seul fils, je ne peux pas l’imposer. Toutefois, la fondation portera mon nom. », déclare-t-il.
Concernant son choix de faire sa première sortie médiatique à la RTS, il affirme : « Il n’y a pas de meilleur choix que la RTS. C’est la première télévision du Sénégal. C’est notre bien à tous et je ferai tout pour elle sans rien attendre en retour. »
Avec son nouvel album « Entre Nous », Wally Ballago Seck compte bien marquer une nouvelle étape dans sa carrière et faire rayonner le Mbalax au-delà des frontières sénégalaises.